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Blog personnel de Sylvain Naudin. Free since 2004 ^^'

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Le week-end du 18 avril dernier, j’étais de passage à Tours pour l’AG de Culture Libre & Créations Collectives.

Le samedi soir, non sans une certaine coïncidence avec ma présence sur les lieux, je découvre amusé ce post sur le mur Facebook de Tours & moi : https://www.facebook.com/tours.fr/posts/884594728268368

Au premier regard j’ai reconnu cette série de photos du 4 août 2009.

hoteldeville-Tours-CCBySa-naudinsylvain.jpg

Ce post se trouve être un partage de la publication d’un autre compte bien connu en Touraine : My Loire Valley (plus précisément celui-ci : https://www.facebook.com/myloirevalley/posts/401968683315838).

capture-ecran-post-FB.png

(capture écran, merci pour les 569 partages !)

Ces deux comptes publient régulièrement des photos d’internautes, en citant le nom de l’auteur (au moins sur le post original). La raison de cette publication est simple : c’est en majorité ce contenu (des photos) qui est apprécié et partagé sur les réseaux sociaux.

Du coup, on se retrouve avec d’autres partages (mais sans lien avec le post original et donc sans information de l’auteur), par exemple ce post, publié hier.

Depuis le début, toutes mes photos publiées sur mon compte Flickr sont sous une licence à libre diffusion avec un contrat Creative Commons et l’option BY SA [1] :

Je cite CC France :

  • Attribution (BY): Toutes les licences Creative Commons obligent ceux qui utilisent vos œuvres à vous créditer de la manière dont vous le demandez, sans pour autant suggérer que vous approuvez leur utilisation ou leur donner votre aval ou votre soutien.
  • Partage dans les mêmes conditions (SA) : Vous autorisez les autres à reproduire, diffuser et modifier votre œuvre, à condition qu’ils publient toute adaptation de votre œuvre sous les mêmes conditions que votre oeuvre. Toute personne qui souhaiterait publier une adaptation sous d’autres conditions doit obtenir votre autorisation préalable.

free-cultural-approved-for-works.png

Vous me direz : puisque mes photos sont libres [2], n’importe qui peut les utiliser. Sauf que si je n’avais pas choisi un contrat Creative Commons, par défaut c’est l’interdiction de reprendre ces fichiers, et je ne pense pas que les community manager de Tours & moi et de My Loire Valley demandent l’autorisation à chaque fois. Donc droit d’auteur restrictif ou licence libre, même combat pour la paternité [3].

J’en arrive à la conclusion de ce billet : si vous souhaitez partager du contenu sous licence Creative Commons, vous n’avez pas besoin d’une permission [4], on vous encourage même à le faire, mais :

  • vous devez conserver le nom de l’auteur (l’attribut By pour la paternité)
  • rappeler le type de licence (et pas seulement CC car il existe 6 types de licences Creatives Commons avec des obligations différentes)
  • voire même le lien vers la source du fichier (et puis que disent les CGU Flickr par exemple sur ce point ?)
  • (et normalement un lien vers la licence CC, bon je vous l’accorde ça commence à faire beaucoup ^^’)

Ainsi en bonus, les personnes qui souhaiteraient partager/modifier/remixer ce contenu, auront accès au fichier source en grande résolution le plus souvent.

Notes

[1] qu’un jour je changerai probablement en CC0 depuis que la plateforme Flickr l’autorise enfin

[2] voire prochainement dans le domaine public vivant si j’opte pour CC0, donc sans obligation de citer l’auteur

[3] j’avoue ne pas avoir envie d’apposer un filigrane

[4] on parle aussi de Copyleft en clin d’œil au Copyright

Vous connaissez probablement la plupart des logiciels de screencast pour Gnu/Linux :

  • Wink
  • recordMyDesktop
  • Istanbul
  • byzanz
  • XVidCap
  • FFmpeg
  • VLC
  • Gnome3
  • Kazam

J’avais dans la dernière mise à jour de ma Fedora un paquet : fros-recordmydesktop [1]. Je découvre alors la description de fros  :

Universal screencasting frontend with pluggable support for various backends. The goal is to provide an unified access to as many screencasting backends as possible while still keeping the same user interface so the user experience while across various desktops and screencasting programs is seamless.

Une capture écran :

fros_fedora.png

J’ai cherché sur le net pour en savoir un peu plus, et c’est là que j’ai trouvé ssr..

SimpleScreenRecorder

Tout d’abord, le site de l’auteur du programme : http://www.maartenbaert.be/simplescreenrecorder/

SimpleScreenRecorder is a program to record programs and games. The original goal was to create a program that was just really simple to use, the result is actually a pretty powerful program. It’s ‘simple’ in the sense that it’s easier to use than ffmpeg/avconv or VLC, because it has a straightforward user interface.

Et c’est vrai !

Installation sous Fedora

https://copr.fedoraproject.org/coprs/nickth/ssr/

dnf copr enable nickth/ssr
dnf install ssr

Captures

Voici quelques captures écran de l’assistant pour l’enregistrement d’une capture écran vidéo :

Le premier test que j’ai réalisé est bluffant : alors que la plupart du temps la vidéo n’est pas fluide voire saccadée, que le son est décalé, ici cela semble prometteur !
Et vous, quel programme de screencast utilisez vous ?

En novembre dernier, je mettais en ligne une première version de ma TiddlyBox.

logo-tiddlybox.png

Un point manquait au tableau, une sauvegarde en ligne fonctionnelle du fichier TiddliWiki [1]. J’avais en effet réussi sur une BiblioBox [2] a faire fonctionner le script PHP de sauvegarde en ligne, mais impossible d’y arriver sur une seconde box… J’avais également eu le même écho via Twitter.

Hier j’ai décidé de reprendre le sujet et de comprendre pourquoi c’était OK sur une box et pas sur une autre ! Était-ce à cause d’un paquet ipk PHP absent pour OpenWrt, la fichier piratebox.conf, lighttpd.conf, php.ini ?

J’ai comparé les fichiers, j’avais quelques différences en effet de configuration. Mais même après corrections, toujours cette erreur à l’enregistrement (où l’absence d’erreur, car aucune sauvegarde n’était réalisée).

Je regarde la console réseau de Firefox, et là une piste !

413 Request Entity Too Large

Sur la box qui était OK, je n’avais pas ce message d’erreur. Je cherche en ligne, les premières réponses ne semblent pas correspondre (on parle alors de lighttpd.conf, mais mes deux fichiers étaient à présent identiques).

Enfin, je me replonge dans la lecture du fichier php.ini, et un passage me titille :

upload_tmp_dir = “/tmp”

Bingo !
En effet, sur la première box, j’ai bien un répertoire tmp à la racine du répertoire LibraryBox, pas sur l’autre. Je l’ajoute, et depuis ça fonctionne \o/

Il reste toutefois un message d’avertissement, mais il est logique (le format FAT de la clé USB ne supportant pas le changement de droits des fichiers avec chmod).

Me reste plus qu’à partir un jour d’une LibraryBox neuve. Si vous aviez vous aussi l’erreur, pourriez-vous essayer ?

EDIT du 09/03 : finalement ce soir j’ai une nouvelle erreur :

Error while saving:
Error :  - File NOT uploaded !

Et le fichier est carrément supprimé du répertoire /content/ :(
J’ai augmenté la taille limite d’upload du fichier PHP.ini, et pour le moment c’est reparti ! \o/

Notes

[1] J’en ai profité pour mettre à jour la versoin du fichier avec la version courante de TiddlyWiki, à savoir la 5.1.7.

[2] Après le PirateBox de Lille en juillet 2014

Blog

10 ans de blogs !

Oups, j’ai plus que 5 minutes pour fêter mes 10 années de blogs, toujours avec Dotclear :)

Le précédent, De la pluie et du beau temps est toujours en ligne, et le 12 février 2005 j’écrivais mon premier billet :)
Pour l’occasion, j’ai enlevé ici le tracking Google Analytics et Google+, votre Ghostery devrait être content.

Rendez-vous dans 10 ans ?

Du 16 au 31 janvier 2015 avait lieu premier festival du Domaine Public à Paris.
Le 28 janvier j’ai assisté à la table ronde des enjeux politiques et juridiques du domaine public, à l’ENS Paris.

Vous trouverez ci-après mes notes.

Les enjeux politiques et juridiques du domaine public

Introduction par Alexis Kauffman

Professeur de mathématiques et militant du logiciel libre. A l’origine de Framasoft.

Lors des RMLL de juillet 2014, est née l’idée de lancer le premier festival du Domaine Public, proposé par Alexis et Véronique Boukali.
Lorsque l’on évoque ou que l’on parle du Domaine Public, nous sommes souvent dans le passé, par rapport à la période des 70 ans, mais le sujet est pourtant d’actualité.

Cas d’école (voir aussi le billet sur Romaine Lubrique) :

Au programme du festival, quelques jours plus tard, est préposé un remix de Louis Feuillade mort en 1925, hors :

  • Mail d’un ayant droit de l’auteur, fin des droits patrimoniaux mais pas du droit moral > donc ne souhaite pas modifier l’original de l’œuvre.
  • Feuilletons à deux auteurs > le scénariste du film (Marcel Allain) est décédé bien après. Seconde lettre.
  • Enfin, troisième acteur pour entraver la diffusion, la SARL qui gère les droits de la marque.

Donc événement annulé.. à J-2.

Soirée animée par Lionel Morel

Co-création du collectif SavoirCom1, membre de la Quadrature du net. Auteur du blog SiLex.

Séverine Dusollier

Professeur à Sciences Po Paris

Un régime positif pour le Domaine Public

Une question de définition

Il n’y a pas de mention du Domaine Public dans les lois du droits d’auteur. Le concept est présent, mais un peu invisible.
C’est ce qui n’est pas protégé par le droit d’auteur.
Il est donc défini dans les lois de manière négative, en opposition au droits d’auteur.

Sur le support de présentation projeté, illustration d’une photo avec des Îles et archipels ou l’eau symbolise le Domaine Publique.

Le Domaine Public est relatif (relativité du Domaine Publique) à :

  • la territorialité : défini pays par pays.
  • la durée (50 ans, 70 ans, 100 ans..)
  • l’étendue (le droit moral n’est pas forcément présent dans d’autres pays).

Au niveau international, c’est la Convention de Berne.
Le Domaine Public n’a pas la même consistance selon les pays.
Selon la convention,on doit comparer la durée dans le pays de l’auteur.

Par exemple, pour les œuvres de Dadasaheb Phalke en Inde la durée est de 50 ans ; en France c’est 70 ans > donc ces œuvres sont dans le Domaine Public, car c’est 50 ans dans le cas présent qui prime.
Mais il existe des contres-exemples..

Conséquence de la négativité :

Il est instable : lorsque l’on a prolongé la durée des droits patrimoniaux, on a repris des œuvres du Domaine Publique ou celles qui devaient s’y élever.

Il y a les règles classiques de la durée. En France on a rajoute des délais supplémentaires.

Il n’y a pas de règle qui protège le Domaine Publique.
On peut ainsi reprendre une œuvre du Domaine Publique.

Exclusivité par d’autres droits

Si à l’extinction des droits patrimoniaux cesse l’exclusivité d’utilisation de l’œuvre, il y a concurrences d’autres droits.

Par exemple le droit des marques, mais limité en principe (ex yaourt)

Exemple du Journal d’Anne Franck : les ayants droit utilisent tous les outils juridiques pour empêcher l’entrée dans le Domaine Publique au 01/01/2016 : mais refus des juges pour ne pas accepter le Journal d’Anne Franck comme marques.

Ainsi c’est un sujet complexe.

En conclusion, il y a besoin de constituer une protection au Domaine Publique, pour empêcher la réappropriation.

Isabelle Attard

Députée du Calvados ; précédemment directrice du musée du Débarquement d’Utah Beach, après avoir dirigé celui de la Tapisserie à Bayeux.

Pour la soirée, Frédric Toutain son attaché parlementaire sera porte-parole, car Isabelle Attard a une extinction de voix.

Au moment de la transposition d’une loi européenne, puisque c’était dans l’exposé des motifs, propositions en faveur du Domaine Public ; la ministre de la culture Fleur Pellerin trouve cela philosophiquement intéressant mais à revoir lors des prochains débats au printemps.

Abus des musées

Exemple du musée de Toulouse Lautrec qui a apposé du copyright sur les œuvres numérisées.

Autre exemple, la BNF repose son fondement légale sur le droit de propriété : en effet rôle de conservateur, mais pas propriétaire (loi de 1974).

On devrait appliquer la même logique que pour la Joconde.

Lorsqu’Isabelle Attard était Directrice du musée des Tapisseries de Bayeux, elle devait pratiquer le copyfraud : location de fichiers numériques, au motif que le musée avait payé des photographes.
Il y a là une confusion de l’action de photographier des œuvres, sorte de photocopie, reproduction fidèle sans les caractéristiques d’une nouvelles œuvres que l’on pourrait protéger.

Il n’y a pas de réflexions sur les conséquences à terme.

Sujet complexe

C’est un sujet complexe : droit des marques, droit des brevets, droits des bases de données, du droit moral abusif.

Contrairement à d’autres pays (aux USA par exemple), on ne peut pas verser dans le Domaine Public de son vivant ; le droit moral est incessible.
Le droit (voire les ayants droit..) peut ainsi aller contre la volonté des créateurs.

Pourtant le Domaine Public est une ressource inestimable pour créer de nouvelles œuvres, qui génèrent aussi une activité économique. Kaamelott est ainsi bien protégé par le droit d’auteur alors que la légende du Roi Arthur est dans le domaine public.

Proposition de loi

Lionel Morel avait publié un billet sur son blog : I Have A Dream : une loi pour le domaine public en France ! : ce texte a été repris par l’équipe d’Isabelle Attard pour écrire en novembre 2013 la proposition de loi n° 1573 : Consacrer le domaine public.

C’est un élément de réflexion commun, un support pour déposer des amendements futurs.

Au printemps 2015, discutions sur la prochaine loi et créations : jouez un rôle en tant que citoyen : contactez vos députés et sénateurs pour leur parler du Domaine Public !

L’idée de rabâcher devra porter ces fruits un jour ; notamment avec l’avantage économique du Domaine Public car les créations sont libérées par le fait que cela soit dans le Domaine Public.

Gaëlle Krikorian

Conseillère au parlement Européen pour le groupe des Verts sur la question de la protection intellectuel et de l’accès aux savoirs.

Attaques aux Domaine Public

Constat qu’il y a aujourd’hui plusieurs attaques..

Attaques sur la durée de protection, entre 50 et 100 après la mort de l’auteur.
Une tendance à toujours vouloir augmenter cette durée.
Cela se traduit par les accords de libre échanges.

Autre attaque, celle de créer de nouveaux droits lors de la digitalisation.

Illustration avec le text data mining : apposer une licence des éditeurs sur les données numériques, alors que l’on peut lire le texte dans sa version papier et l’analyser, on devrait pouvoir le faire faire par un ordinateur.

Dernier exemple avec le secret d’affaire : projet de loi Macron, directive au niveau Européen, aussi dans l’accord USA-EU, etc.
Argument du secret d’affaire contre le droit à l’information.

Du positif ?

On l’a vu jusqu’ici, c’est très compliqué à tous les niveaux : national, international. Cela créé des problèmes pour les acteurs.
C’est donc l’occasion d’une réforme du droit d’auteur au niveau européen.

En janvier 2015, premier rapport de Julia Reda (source sur son blog), eurodéputée du parti pirate (rattachée au groupe des Verts), sur l’évaluation de la dernière loi de 2001.

Discussions en court pour savoir si cela peut aboutir sur un texte de loi.

Pour les gros acteurs dominants de l’industrie culturelle traditionnelle : c’est un non, il n’y a pas de raison de faire un texte.
On constate un rapport de force entre les industriels et les nouveaux gros acteurs des nouvelles technologies, qui comptent aussi dans l’économie d’aujourd’hui (même si l’UE n’aime pas forcément l’exil fiscal de ces acteurs).

Un auteur devrait pouvoir mettre dans le Domaine Public. Cela ne nuit pas à l’auteur car il n’y a plus de monopole, donc ce n’est pas capté par les sociétés de gestion collectives.

On constate aussi un mouvement et un front des communs.

Daniele Bourcier

Membre de Creative Commons France, directrice de recherche au CNRS.

Le domaine public volontaire : les solutions CC

Utilisation de l’expression Domaine Public consenti.

Il y a deux logiques autour du droit d’auteur :

  • par défaut c’est la protection, le monopole, l’exclusivité
  • si choix volontaire = contractuel

CC0 (n’est pas une licence, mais un outil) et un autre outil, PDM.

Outil qui vient suppléer le Domaine Public, un dispositif de droit commun.

Ce n’est donc pas le “Tous droits réservés” mais “Quelques droits réservés” si l’une des licences CC, enfin “Pas de droits réservés” ou “Pas de copyright connu” dans le cadre de l’utilisation du Public Domain Mark (PDM).

Accord CC - Sacem, pour des usages non commerciaux.

HAL : archives scientifiques, accepte les CC

Youtube : CC

Historique de Creative Commons

Suite échec loi contre le Mickey Mouse Protection Act de 1998, création CC en 2002.

Selon le choix de l’auteur, c’est plus intéressant d’ouvrir et de faire circuler les œuvres, plutôt que de restreindre et entraver la circulation.

C’est un contrat (licence) public (et non privé avec clauses non connues dans le droit d’auteur).

CC By : Paternité > Attribution ;)

C’est un modèle éthique ; partager plutôt que d’exclure (exclusivité) ; permettre la réutilisation ; s’adresser au public.

Le public n’est pas présent dans le droit d’auteur.

PDM > No copyright knows, que les musées pourraient faire.
S’engage jusqu’à un certain point.

CC0 : contrairement au PDM, seul l’auteur peut le décider.
Il le fait jusqu’où c’est légal.

PS : vous pouvez également lire le compte-rendu de @Phdesaint bien mieux rédigé et mis à disposition le soir même !

En consultant hier les contributions de Paul W. Frields, l’auteur de PulseCaster, j’ai remarqué dans la liste Solaar :

Linux devices manager for the Logitech Unifying Receiver.

Je regarde si le paquet est disponible sous Fedora et l’installe : dnf install solaar.

Solaar-Unifying-Receiver.png

Solaar-About.png

Vous pourrez ainsi gérer vos périphériques Logitech Unifying sous votre distribution favorite. Retrouvez les sources chez GitHub.

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Voir aussi